2012

PRO NATURA

“There was a time when measow, grove, and stream, the earth, and every common sight, to me did seem appareled in celestial light, the glory and the freshness of a dream”.

William Wordsworth

IDÉE.

L’idée  de ce projet est de rechercher le rapport entre homme et nature, son exigence d’être en harmonie avec elle, et de se opposer aux interventions destructives perpétrées dans le passé. Réfléchir sur la base des erreurs commises, mûrir une conception de la nature et de sa tutelle en liaison avec notre nature humaine, voilà les objectifs que les artistes proposent quand ils affrontent le sujet de ce rapport combattu. Cinq artistes réunis dans un espace présentent leur différente approche avec notre bonne vieille terre : un parcours qui part du Brésil et arrive en Europe en passant par l’Amérique, qui va de la culture d’un pays jusqu’à la sauvegarde de la planète, des jeux optiques à l’engagement contre la déforestation. Tout cela relié par l’œuvre pacificatrice d’une architecture de rêve.

ARTISTES.

Hélio Oiticica, Matthew Barney, Dan Graham, Joseph Beuys, Richard Serra et Jean Nouvel. Cinq artistes plus un racontent leur dialogue avec la nature à travers leur œuvre. Du Brésil d’Oiticica on arrive à la vision engagée de Barney, de la structure architecturale en verre de Nouvel aux jeux optiques de Graham, de l’engagement pour la défense de la nature de Beuys, jusqu’à l’œuvre de Serra qui relise des œuvres environnementales.

LIEU.

Jean Nouvel. FONDATION CARTIER POUR L’ART CONTEMPORAIN.

 

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Le choix de la Fondation Cartier vient de son aspect, “ouvert” à une multiplicité d’approches qui excitent l’imagination. Ce dynamisme architectural et cette poésie sont dévoués à l’environnement, la transparence, l’éclairage, les plantes, la possibilité de modeler l’espace intérieur en fonction de l’espace extérieur. À l’intérieur et à l’extérieur, il y n’a pas de frontière entre l’idée et la réalisation. Placée dans le cœur Haussmannien de la métropole, la Fondation Cartier se distingue pour ses idées de transparence et son évanescente dématérialisation. La structure tourne autour de « l’arbre de la vie » planté par Chateaubriand il y a deux-cents ans dans ce qui était un jardin ceint par un mur.

PRÉPARATION.

Intérieur, rez-de-chaussée. Installation. HELIO OITICICA, TROPICALIA.

En 1967 au MAM de Rio de Janeiro, l’architecte de l’environnement Hélio Oiticica a exposé Tropicalia, un travail d’art-environnement qui avait comme objectif la manifestation de l’art et de la culture brésilienne.

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En mélangeant la vie et l’art, l’artiste, avec Tropicalia, propose un travail de contribution à l’image de la culture brésilienne s’oppose à l’occident, et à la proposition de créer une culture mixte et variée comme le peuple hétérogène dont elle est composée. L’installation est caractérisée par la participation du spectateur à l’œuvre, des propositions environnementales-sensorielles et l’attention doit se porter sur la fabrication sont presque réalisés à la main. Dans ce projet à l’intérieur de la Fondation Cartier, la construction de Tropicalia est proposée dans la première salle à droite par rapport à l’entrée du bâtiment. De cette manière il est possible de récréer le jeu de lumières et de sensations présentes dans l’installation. À travers les murs et les vitraux, le jeu de plantes et de la structure de Jean Nouvel trouve une amplification à travers l’œuvre d’Oiticica.

Intérieur, rez-de-chaussée. Vidéo. MATTHEW BARNEY, DE LAMA LAMINA.

Le film/documentaire, De lama lamina, a été tourné pendant la célébration du Carnaval de Salvador de Bahia et il explore les entrailles de la mythologie afro-brésilienne. Focalisé sur un immense chariot pour la déforestation qui avance dans un cortège en proie à des personnages emblématiques, le travail qui se focalise sur les divinités de la religion polythéiste Candomblé met l’accent sur la déforestation sous forme d’allégorie. En outre, cette vidéo rend hommage à l’écologiste Julia Butterfly Hill qui a vécu pendant deux ans sur les énormes arbres californiens.

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Réalisée avec la participation du musicien Arto Lindsay, New-Yorkais d’origine brésilienne, cette vidéo à l’intérieur du projet est un autre récit sur le Brésil et sa culture, un deuxième moment de la scène globale qui intéresse l’histoire d’un pays et de sa nature. Cette vidéo, symbolisée par une structure en verre et placée dans le cœur de la forêt brésilienne, est donc une manière pour comparer la nature à travers le verre, comme la Fondation Cartier même.

Jardin extérieur. Installation. DAN GRAHAM, PAVILLONS.

En 1976 Dan Graham participe à la Biennale de Venise en présentant la première œuvre des Pavillons, une interaction entre environnement et art, mais aussi l’architecture et la sculpture où le spectateur se mesure avec son reflet. Ces sculptures hybrides en verre et acier créent un espace différent qui désoriente le spectateur par rapport à son milieu habituel et à ses conceptions de la place. Comme Tropicalia, les Pavillons sont une expérience sensorielle pour le spectateur où se synchronisent espace et lumière, intimité et détachement.

pronatura8Le travail de Graham s’insère dans le contexte de presentation comme une nouvelle manière d’entendre le rapport entre moi, moi-même et la nature. Deux petits Pavillons  de forme circulaire, auxquels ont été rajouté des verres fish eyes, sont donc placés dans le jardin postérieur de la Fondation Cartier et le spectateur peut explorer ensuite cette nouvelle perception de la nature environnante. En outre, la sculpture de verre dialogue avec l’architecture transparente de Jean Nouvel, en se proposant comme un miroir.

Intérieur, sous-sol. Photographies. JOSEPH BEUYS, LA DÉFENSE DE LA NATURE.

 Dans la vision de la Nature et du monde de la pensée de Beuys la centralité réside dans le sujet de l’énergie, précisément de l’énergie naturelle, déclinée dans le sens cosmico/alchimique : “Nous plantons les arbres et ces arbres nous plantent.”

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Nous nous trouvons ici dans un parcours photographique et anthologique des œuvres de Joseph Beuys réalisées en Italie. L’artiste a passé quelques semaines à Bolognano, en Abruzzo, auprès de la famille Durini, en travaillant sur ce projet esthétique-écologique voué à sensibiliser le public à une reconversion économique et écologique des pratiques agricoles dans le Sud de l’Italie. Les photos ont été prises par son ami photographe Buby Durini et Beuys a choisi cent photographies dans ses archives photographiques qui ont été exposées en 1979 au Solomon Guggenheim Museum de New York. Ce parcours veut être la démonstration d’un travail dédié à la sauvegarde de la nature.

Intérieur. Sous-sol. Installation. RICHARD SERRA. SCULPTURES.

Le sculpteur minimaliste Richard Serra participe à cette exposition comme soutien au travail photographique de Beuys. Ses sculptures en plomb et en bois sont des œuvres qu’ils se trouvent surtout dans un contexte métropolitain, où elles se complètent et s’harmonisent avec le milieu citadin en créant une suspension qui nous pousse à réfléchir. L’abstrait, la nature même des matériaux sont les points cardinaux du travail de Serra, ils s’insèrent dans le milieu et non pas le contraire.

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Ses œuvres contemporaines se déroulent avec la participation du public et de l’environnement. Dans cette exposition Richard Serra se présente comme le protagoniste d’un travail d’intégration entre la ville et l’œuvre d’art entendu comme réalisation procédurale et conceptuelle qui s’intègre dans un milieu métropolitain ou naturel sans en altérer l’origine. On présente ici des travaux de petites dimensions, qui racontent l’origine de grands œuvres environnementales que tout le monde connait, comme le Sea level ou le Five Plantes Two Poles.

OBJECTIFS.

Ce parcours d’exposition, développé dans le cœur d’une métropole, raconte l’engagement des artistes pour la sauvegarde de la nature. L’art comme toutes les disciplines fait partie de la société anthropologique d’un peuple et, par tradition et culture, chaque art est différent de l’autre. Quand les fils communs et les idées et les objectifs partagés se tressent entre eux, ils nous aident à avoir une vision plus complète de l’art de notre temps. Les artistes avec leurs idées, leur origine, leur histoire, leur culture apportent une contribution différente à un seul grand objectif, la défense de la nature. C’est comme quand tous les morceaux d’un puzzle se sont rassemblés pour donner un apport unique, grand et complet à l’ensemble. Ce projet Pro Natura veut vraiment communiquer cela.

© 2013 Silvia Neri

 

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